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NEWSLETTER N°29 - BILAN 2008 et PERSPECTIVES 2009
POINT BOURSE :

Il semble désormais acquis que l’année sera marquée par une récession
mondiale, voire par une déflation, au moins sur plusieurs trimestres.
La chute des Bourses mondiales a pris en compte cette dégradation conjoncturelle.

Les Bourses ont anticipé 2009 et 2010
Les marchés financiers sont des instruments d’anticipation et, à l’exception notable du secteur financier, les cours de Bourse anticipent la baisse des rentabilités en 2009 et 2010.
Avec un recul de maintenant dix-huit mois depuis le déclenchement de la crise des subprimes, l’analyse prend un angle nouveau. La déconfiture de la finance mondiale apparaît ainsi comme la conséquence des déséquilibres économiques créés par une déréglementation intenable du commerce mondial.

La nécessité d’une nouvelle donne du commerce mondial
La crise économique qui s’ouvre seulement peut être qualifiée de crise du FMI et de l’OMC, l’affaire des subprimes n’ayant été que le révélateur.
Le différentiel de croissance entre les fournisseurs (la Chine et l’Inde en tête) et les consommateurs (les pays de l’OCDE) n’était pas tenable. Le contrat ultralibéral passé depuis une dizaine d’années était un jeu de dupes. Les clients (l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon) acceptaient le transfert de la production industrielle vers zones dites de croissance. La contrepartie devait être double : les baisses de prix de revient obtenues grâce aux salaires bas des pays producteurs accroissaient le pouvoir d’achat des pays riches ; et  les hausses des marges des entreprises liées à cette mondialisation augmentaient la richesse des actionnaires (fonds de pension). Les zones produisant la richesse l’ont accumulée et les taux de croissance dépassant les 10 % en Chine ou en Inde l’ont traduit. Les producteurs de matières premières ont bénéficié d’un déséquilibre en partie artificiel. Les actionnaires ont imposé des baisses de coûts toujours plus fortes, ce qui a accru le transfert de création des richesses et appauvri les consommateurs. Les montages financiers à effet de levier ont joué un rôle accélérateur dans cette course à la baisse des salaires. Ces consommateurs des pays riches sont ceux qui font tourner l’économie mondiale. Il a fallu leur trouver un soutien. Le crédit accordé pour l’immobilier résidentiel a été le premier et la crise des subprimes est la conséquence de cet engrenage. Ce ne sont pas les banques qui sont coupables d’avoir financé les logements des Américains. C’est la logique FMI-OMC qui les a appauvris à un point tel qu’ils ne pouvaient en réalité le payer.

Pression sur les actions
L’année 2007 a été celle de l’éclatement de la bulle ; 2008, celle de la faillite, puis du sauvetage du système bancaire ; 2009 devra être celle de la refonte des mécanismes mondiaux du commerce. L’objectif est de resolvabiliser les classes moyennes américaines, européennes et japonaises.

Les marchés financiers vont finalement évoluer en 2009 sur la sortie de crise davantage que sur sa réalité présente. De la réussite à imposer une nouvelle donne économique mondiale dépendront les cours de Bourse.

Dans un premier temps toutefois, la récession mondiale va peser. Même si les baisses des cours de 2008 ont pris en compte cette contraction de l’économie mondiale et la perspective d’un redémarrage très progressif, en 2010, la crise va constamment faire pression sur les actions.

 

 
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EN BREF :

12,1% :
Attention, depuis le 1er janvier 2009, les prélèvements sociaux (CSG, CRDS et autres) pesant sur les revenus de l'épargne et du capital sont passés de 11 % à 12,1 %. L'augmentation de 1,1 %  devrait permettre de financer le revenu de solidarité active (RSA), remplaçant le revenu minimum d'insertion (RMI).

 

664 € et 513 € :
Au 30 juin 2008, le montant mensuel global moyen des pensions servies par le régime général s’élevait à 664 € pour les hommes et à 513 € pour les femmes.

Entre le 31/12/1983 et le 30/06/2008, le montant mensuel moyen brut des pensions du régime général a doublé en valeur. En euros constants, cette hausse s’établit à 16 %, soit une évolution annuelle moyenne de + 0,65 % sur la période.

Le rapport entre le montant de pension des hommes et celui des femmes est stable au fil des années, les hommes ayant une pension moyenne supérieure de 30 % à celle des femmes.

L’âge moyen des retraités du régime général est de 72,7 ans.

 

   

A quand le rebond ?


La phase de rebond technique amorcée pour le Cac 40 à 3.000 points fin novembre va sans doute tourner court au fur et à mesure des publications des résultats 2008 des sociétés cotées. Au-delà d’une facture très aggravée pour les banques, les chiffres traduiront le fort ralentissement qui s’est accéléré tout au long du quatrième trimestre. Au mieux, ils avoueront un manque de visibilité sur l’année 2009, au pire, ils annonceront des révisions à la baisse de l’activité et – surtout – des marges. Les conditions particulières de financement pourront conduire à craindre des baisses ou suppressions de dividendes.
Les mois de février à avril vont être difficiles à passer. La prise en compte chiffrée de la récession et les épisodes forcément conflictuels de la négociation commerciale mondiale seront autant d’occasions pour les marchés de traduire leur inquiétude. Il semble probable que les plus-bas de l’automne 2008 soient alors enfoncés et qu’on se rapproche même des niveaux de mars 2003.
En sens inverse, les facteurs de rebond pourront se développer tout au long de l’année. Les soutiens à l’économie et à la consommation seront là : plans de relance, effet de contre-choc pétrolier, baisse des taux d’intérêt. Le potentiel de reprise dans la zone des cours du premier semestre 2008 s’exprimera. Sans doute pas avant le début septembre.